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Kaspar Forster: Confitebor tibi Domine


  • Schlüssel: CDB001
  • den Hersteller: K617 (FR)
  • Preis: 62,99 zł
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Muzyka Barokowa
premiera polska:
2015-11-19
opakowanie: digipackowe etui
opis:

multikulti.com:
Po świetnie przyjętych albumach z muzyką Marcina Mielczewskiego "Virgo prudentissima" oraz Mikołaja Zieleńskiego "Ortus de Polonia", zespół Les Traversées Baroques ponownie sięga po pochodzącą z terenów naszego kraju muzykę siedemnastego stulecia. Tym razem są to kompozycje Kaspara Förstera młodszego (1616-1673) gdańskiego kompozytora, śpiewaka (był słynny z niezwykle rozległej skali głosu – od basu do sopranu) i kapelmistrza.

Pochodził on z rodziny muzycznej - był synem kompozytora gdańskiego, Kaspara Förstera starszego, u którego pobierał pierwsze nauki w dziedzinie muzyki. Od 1633 studiował w Rzymie w Collegio Germanico, w tym czasie był też aktywny na dworze Medyceuszów we Florencji. Stamtąd został zaproszony w 1637 do Warszawy, gdzie w ramach uroczystości weselnych brał udział jako śpiewak w wystawieniu La Santa Cecilia.

W latach 1637-1651 był dyrygentem chóru i śpiewakiem (bas) kapeli królewskiej w Warszawie, gdzie uzupełniał swą wiedzę muzyczną u działającego na dworze włoskiego kompozytora Marco Scacchiego. Wspomina go współczesny mu kompozytor i administrator królewski, Adam Jarzębski, w swoim Opisaniu Warszawy:

"Masz tam z FORSZTERA altystę,
W bas i tenor, dyszkatystę;
Gdy chce, wzgórę wyprawuje,
Potym nadół wyśpiewuje
Kilka oktaw, to nowina!"

Jako muzyk działał w Kopenhadze na dworze króla Fryderyka III (1652-55). Po wybuchu wojny między Daniąi Szwecją (1655) wrócił do rodzinnego Gdańska, gdzie objął funkcję kapelmistrza w Kościele Mariackim. Następnie powrócił na dwór Fryderyka III, gdzie pracował w latach 1661-67. W tym czasie kilkakrotnie odwiedził Wenecję, gdzie studiował u Giacomo Carissimiego, odgrywając przy tym ważną rolę w przenoszeniu stylu włoskiego do Europy północnej. Później działał jeszcze krótki czas w Hamburgu i Dreźnie, po czym powrócił do Gdańska.

Większość zachowanych utworów Förstera stanowią Koncerty wokalne i kantaty kościelne na 3 głosy, 2 skrzypiec i basso continuo. Często zawierają bardzo niską i trudną partię basową. Dzieła jego ojca, który też był kompozytorem, nie zachowały się.


Editor's info:
Relisant depuis quelque temps Musique au château du ciel, l’ouvrage consacré a Johann Sebastian Bach par John Eliot Gardiner (Flammarion), je me suis a nouveau arreté sur la note de bas de page, développée au point d’en occuper la moitié d’une, dans laquelle l’auteur écrit : « on commence a peine a réévaluer ce que ces compositeurs allemands du XVIIe siecle ont appris et assimilé durant leurs séjours en Italie, une réévaluation qui dépend des ouvres dispersées et fragmentaires qui nous sont parvenues et qu’il faut impérativement analyser en situation de concert. Tous ces compositeurs ont joué un rôle formateur en propageant de nouvelles variétés musicales. » Le premier nom de musicien qui vient naturellement a l’esprit lorsque l’on songe a ces échanges entre terres d’Empire et Péninsule est celui de l’immense Heinrich Schütz, mais il en cache bien d’autres aujourd’hui parfois encore relégués dans une relative obscurité.

Matthäus Merian Danzig 1643 détailSi l’on en juge par la maigreur de la discographie qui lui a été consacrée, Kaspar Förster fait indubitablement partie de ces oubliés, sort d’autant plus injuste qu’il jouissait en son temps d’une enviable considération, perceptible, par exemple, dans la façon dont Schütz parle de lui dans sa correspondance. Né a Dantzig, l’actuelle Gdansk, en février 1616, il reçut de son pere, outre le meme prénom que lui, les bases d’un art dans lequel ce dernier devait avoir de solides connaissances, puisqu’il fut nommé maître de chapelle de la Marienkirche, la plus prestigieuse de la ville, en 1627. Ce pere attentif et ouvert a la nouveauté, ce qui lui vaudra, sur fond d’ambitions déçues, de subir de tres virulentes attaques de la part des tenants d’une esthétique plus traditionnelle dont le chef de file était un éleve de Sweeelinck, Paul Siefert, candidat malheureux a la Marienkirche, confia son fils a Marco Scacchi (c.1600-1662), maître de musique du futur roi de Pologne Ladislas IV tres au fait des avancées stylistiques ayant eu lieu dans sa patrie, en particulier de celles de Monteverdi comme en atteste son seul livre de madrigaux conservé, et qui n’hésitera d’ailleurs pas a monter au créneau en compagnie de Schütz pour défendre vigoureusement Förster L’Ancien contre les assauts de Siefert. L’accession a la couronne de son patron ayant probablement contribué a accroître la charge de ses obligations, on peut supposer que Scacchi incita son éleve a aller parfaire son éducation en Italie ; de 1633 a 1636, Kaspar Förster séjourna a Rome ou il reçut vraisemblablement l’enseignement de Carissimi, ainsi qu’en attestent les dialogi qu’il composa par la suite (certains ont été gravés sous la direction de Roland Wilson dans un beau disque publié chez CPO en 1999). De retour de la Péninsule, le jeune musicien trouva un emploi de chanteur a la cour de Pologne qu’il quitta pour devenir maître de chapelle de Frédéric III a Copenhague en 1652, l’année de la mort de son pere. Il finit par céder aux instances des autorités de Dantzig et y revint en 1655 pour prendre sa succession a la Marienkirche, poste qu’il ne conserva que deux ans ; il repartit pour l’Italie, combattit aux côtés des Vénitiens contre les Turcs et y gagna le titre de Chevalier de l’Ordre de saint Marc, repassa par Rome en 1660 et y retrouva Carissimi, avant de reprendre, l’année suivante, ses fonctions de maître de chapelle a la cour du Danemark, d’ou il envoyait ses ouvres a Hambourg, estimant qu’elles y seraient plus justement appréciées. En 1667, il quitta cet emploi pour mettre le cap sur Dresde ou il côtoya Schütz, puis sur Hambourg ou l’on sait qu’il fréquenta Christoph Bernhard, et enfin sur Oliva, tout pres de Dantzig, ou il se retira et mourut le 2 février 1673.

Willem van Nieulandt Rome, les églises Sainte-Sabine et Sainte-MarieLes éléments biographiques n’ont de réel intéret que lorsqu’ils permettent d’éclairer la production d’un créateur. Avec son mouvement de balancier entre le Nord et le Sud, la trajectoire de Kaspar Förster ne pouvait que le conduire a tenter de concilier ces deux esthétiques, meme s’il faut bien admettre que l’italienne y imprime souvent plus profondément sa marque que la septentrionale. La recherche de sensualité sonore, le gout évident pour la fluidité mélodique, l’exigence en matiere de virtuosité vocale, l’utilisation de madrigalismes ou de passages conçus comme des récitatifs (Jesu dulcis memoria) sont autant de caractéristiques clairement ultramontaines qui placent sa production dans le sillage de Monteverdi et de Carissimi avec, ponctuellement, des souvenirs de Gabrieli. Le caractere germanique se fait, lui, plus clairement sentir dans les pieces instrumentales qui se rattachent au stylus phantasticus, ce maniérisme du XVIIe siecle dont l’étonnante impression de liberté qu’il délivre procede en réalité d’un art extremement maîtrisé et ciselé qui fut énormément prisé dans l’Europe du Nord, dont un des plus éminents représentants fut Johann Jakob Froberger. Tant sa musique que sa vie – il est intéressant de noter ici que ce luthérien de naissance finit par se convertir au catholicisme – nous montrent que, plus que d’autres, Förster fut un homme d’entre deux mondes dont la connaissance est essentielle pour comprendre réellement comment certaines nouveautés nées en Italie se diffuserent en terres d’Empire.

Les Traversées Baroques se sont fait une spécialité de l’exhumation de compositeurs tombés dans l’oubli, et on ne peut que saluer leur courage d’avoir pris le contre-pied de la tendance actuelle a la redite rassurante pour proposer au public de belles anthologies consacrées a Marcin Mielczewski (Virgo prudentissima, K617, 2011) et Mikolaj Zielenski (Ortus de Polonia, K617, 2015). Ce disque consacré a Förster constitue, a mes yeux, la premiere réussite véritablement indiscutable de ce jeune ensemble qui récolte ici les fruits d’un travail sérieux et assidu sur un répertoire qu’il a choisi en faisant fi de toute concession a ce gout du jour qui fane si vite. Rien n’a été laissé au hasard dans cette réalisation, a commencer par un quatuor de solistes vocaux souvent rudement sollicité par les exigences des partitions mais qui se sort de leurs chausse-trappes avec les honneurs ; Anne Magouët est rayonnante et sensuelle, avec beaucoup de présence comme a son habitude, Martial Pauliat fait montre de chaleur et d’autorité, Renaud Delaigue de beaucoup de souplesse et de stabilité alors que la partie de basse est souvent fort périlleuse — c’était la tessiture de Förster et son étendue laissait ceux qui l’entendaient admiratifs. Je souhaite saluer tout particulierement la prestation du contre-ténor Paulin Bündgen qui apporte a chacune de ses interventions une luminosité a la fois douce et pénétrante, mais aussi une belle et agissante expressivité ; Les Traversées Baroques Projet Förster © Richard Holdingil ne fait aucun doute que cet enregistrement n’aurait pas été aussi abouti sans sa contribution. Le meme bonheur nous attend du côté des instrumentistes ou l’on a le plaisir de retrouver des noms familiers, Judith Pacquier et William Dongois aux cornettini, Mélanie Flahaut a la dulciane, Laurent Stewart et Pierre Gallon aux clavecins, le second tenant également l’orgue. Tous se révelent des accompagnateurs attentifs et précis aussi bien que des solistes sachant allier la rigueur et la fantaisie dans les sonates ; leur trait est toujours ferme, leur sens des nuances et le plaisir qu’ils prennent a varier les couleurs s’imposent comme une délicieuse évidence, tout comme l’investissement qu’ils déploient pour servir les ouvres. Sans agitation superflue, mais en sachant ménager tous les contrastes que la musique réclame, Étienne Meyer dirige ses troupes avec une intelligence et un raffinement indéniables, en soulignant le caractere a la fois orant et épanoui de ces partitions spirituelles septentrionales que traverse un soleil tout méridional.

Voici donc une parution hautement recommandable, non seulement pour le répertoire de qualité et, sauf erreur, tres majoritairement inédit qu’il donne a entendre, mais également pour la tres grande tenue musicale avec laquelle il nous est offert. Au moment ou je mets le point final a cette chronique, Les Traversées Baroques sont en train de graver le successeur de ce programme dédié a Förster qui nous entraînera a nouveau vers la Pologne ; puisse-t-il se situer au meme niveau que celui-ci qui inaugure de magnifique façon le catalogue d’un nouveau label, Chemins du Baroque, qui se veut la continuation de K617.

muzycy:
Anne Magouët: soprano
Paulin Bündgen: contre-ténor
Martial Pauliat: ténor
Renaud Delaigue:basse

Les Traversées Baroques
Étienne Meyer: direction

utwory:
1. Confitebor tibi Domine (psaume)
2. Jesu Dulcis Memoria (hymne)
3. Sonate No. 2 a 3
4. O bone Jesu
5. Sonate No. 3 a 3
6. Benedicam Dominum (psaume)
7. Sonate anonyme a deux cornettini
8. Credo quod redemptor
9. Beatus Vir qui timet Domine (psaume)

wydano: 2015
more info: www.k617.com

Obrazek 1

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